Interviews

21 juillet | 17h35

P.Rolly (Mougins) « Rester un club très attractif »

Après avoir accéder au podium du classement des clubs avec le plus de licenciés dans le département, le directeur général du FCM s'est exprimé.

ROLLY LICENCIÉS FC MOUGINS

Le FC Mougins a grimpé sur le podium des clubs avec le plus de licenciés sur la Côte d’Azur. Qu’est-ce que ça représente ?

C’est d’abord le fruit d’un travail commun avec la municipalité, qui nous a amélioré les infrastructures avec l’arrivée d’un deuxième terrain, et le travail du club qui permet d’assurer l’accueil de tous nos licenciés.

Vous avez perdu seulement 16 licenciés. Malgré la crise sanitaire, est-ce toujours décevant de voir des joueurs quitter le club ?

Oui, bien sûr ça nous interpelle, quand un joueur décide de quitter le club c’est toujours une remise en question pour nous. Mais pour une année Covid on s’en sort très bien. Il faut féliciter nos éducateurs qui ont su être inventifs pendant cette période. Même si les joueurs, les parents et les entraineurs ont eu des périodes compliquées, sans avoir la finalité que sont les plateaux et les matches. Mais on a réussi à garder quasiment tout le monde concerné avec des challenges, des défis, des travaux de compétition dans les ateliers.

Peut-on dire que le FC Mougins devient un club populaire dans le 06 ?

On a toujours été un club avec beaucoup de licenciés, mais ce qui a permis de nous développer c’est le deuxième stade qui est arrivé en 2018. Avec 2 terrains de foot à 11 plus un terrain annexe, nous avons pu améliorer l’enseignement et créer la section féminine qui nous a rapporté 70 licenciées environ. Je pense qu’on est arrivé au maximum de ce qu’on peut faire si on veut garder notre qualité sur les compétitions où nous sommes engagées


"La création d’une section foot loisirs serait la finalité de notre projet afin de permettre la pratique à un maximum de personnes."

Cela fait partie des chantiers qui ont permis au club de prendre cette place dans le football azuréen. Quels sont les autres ?

On vient d’obtenir le label excellence et on vise le label élite, pour cela il faudra d’ici trois ans fournir une équipe féminine dans toutes les catégories. On va également mettre en place un pôle performance dès la saison prochaine. Ensuite, il faut continuer à mieux former nos éducateurs, mieux suivre nos joueurs et d’accompagner ceux qui peuvent prétendre jouer plus haut qu’au FC Mougins. Enfin la création d’une section foot loisirs serait la finalité de notre projet afin de permettre la pratique à un maximum de personnes.

À part ça, que retenez-vous d’une saison aussi particulière ?

Pendant un an, on a mis la compétition entre parenthèses en nous tournant plus sur l’aspect éducatif. Même si on a été bloqué par les contraintes et qu’on n’a pas pu aller au bout des projets. Mais on a pu poser des idées qui vont se développer dans les années à venir.

Ça fait partie des manières dont le club s’est adapté pour les séances d’entraînements…

Oui, on a régularisé les ateliers avec des défis qui sortaient un peu de l’ordinaire pour permettre de casser un peu la routine qui s’installait lors des exercices sans contact. On a essayé de se réinventer en allant, par exemple, ramasser les déchets, sensibiliser les licenciés par rapport à ça. Le but était de sortir du cadre compétition tout en gardant une certaine qualité.


"S’approcher des enjeux nationaux en U17 et U19."

Globalement, quelles sont les ambitions du club à l’avenir ?

Nous voulons rester un club très attractif, et le fidéliser dans les niveaux régionaux sur toutes les catégories. On aimerait s’approcher des enjeux nationaux en U17 et U19 pour la partie du label élite. Nos joueurs et nos éducateurs doivent donner une bonne image du club pour qu’on puisse se démarquer en qualité. Il faut aussi garder un bon équilibre entre les effectifs car on a beaucoup de demandes pour venir et on ne peut pas accepter tout le monde.

Pour finir, comment appréhendez-vous le retour totale à la compétition ?

C’est un bonheur de pouvoir rejouer des plateaux, des matchs amicaux et des petits tournois. Mais j’ai peur qu’il y ait au bout de 7, 8 mois de frustration un phénomène d’ultra-passion, qui déborde un petit peu autour des stades. Ça se ressens déjà sur les premiers matchs amicaux qu’on a pu faire. Il ressemblait tous à des finales. C’est aux éducateurs de transmettre le message aux familles, c’est du bonheur de reprendre mais il ne faut pas gâcher ce retour.


Crédit photo : Studio 717