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Interviews

17 mars | 0h00

Rémi Boy (St Laurent) "Faire grandir mes joueurs sur le terrain et en dehors"

En pleine période de Covid où seul les entraînements sont possibles, Rémi Boy, entraîneur des U14 de St Laurent s'est exprimé sur son rôle de formateur.

8 min.

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En pleine période de Covid où seul les entraînements sont possibles, Rémi Boy, entraîneur des U14 du Stade Laurentin s'est exprimé sur son rôle de formateur.

Rémi, parlez-nous de votre parcours

Après avoir arrêté avec l’OGC Nice en tant que joueur, je me suis longuement éloigné du football. J’ai commencé à faire éducateur à Cagnes-sur-Mer avec Stéphane Izzo. À l’époque, j’entraînais les benjamins puis les -de 15 ans. Après je suis parti à Saint-Laurent pour prendre en charge les U18 pendant deux saisons. J’ai encore arrêté pendant 1 an avant de rejoindre le FC Mougins et j’entraînais à côté l’équipe de mon fils à Saint-Sylvestre. Ensuite, j’ai fait une très longue pause pour problèmes personnels avant de signer au Baous en tant que responsable du foot réduit. Et depuis le début de l’année, j’ai repris les U14 de Saint-Laurent. Globalement, j’ai un parcours assez mouvementé et large.

Vous avez des diplômes ?

Oui, j’ai passé le C.F.F 1 et 2, même si ça ne s’appelait pas comme ça à l’époque. Par contre, je n’étais pas allé au Brevet d’État car ça demandait beaucoup trop de temps et avec la famille, le travail, c’était impossible.

« La reconnaissance du travail accompli, c’est la chose la plus importante »

Pour vous, c’est quoi un vrai formateur ?

Le vrai rôle du formateur, c’est de récupérer un groupe et de le faire progresser un maximum pendant une saison voire plus. Moi, j’aime voir un élément en début de saison et regarder ce qu’il a traversé en une année. Après en dehors du côté sportif, il y a le côté éducatif et pédagogique. On m’a toujours dit que le football, c’est l’école de la vie, donc j’essaye aussi de faire grandir mes joueurs sur le terrain et en dehors. La plus belle récompense que j’ai eue dans ma carrière de formateur, c’est de voir des jeunes que j’ai entraîné qui viennent me voir dans la rue ou prennent souvent de mes nouvelles. La reconnaissance du travail accompli, c’est la chose la plus importante.

Vous êtes en charge des U14 de Saint-Laurent. Comment s’est déroulé le début de saison ?

À la base, on devait être en D1 et on a eu quelques départs. Et malheureusement, on a manqué de globalité sur le peu de matchs qu’on a joués. Les deux premières rencontres, j’avais 7 titulaires absents donc ça a été compliqué. Après dès que l’équipe était au complet, ça tournait bien. Ce que je regrette, c’est qu’on ne puisse pas continuer à progresser grâce à la compétition.

Pensez-vous qu’on se dirige vers une saison blanche ?

On m’a pris pour un fou mais au mois d’octobre j’avais annoncé la fin de saison… J’espérais me tromper mais bon actuellement, on s’y dirige tout droit.

« On essaye toujours de rester sur un travail de progression »

Avez-vous des techniques d’apprentissage particulières ou des entraînements spécifiques ?

Non pas particulièrement. Là, je travaille un peu par cycle et thématique. J’essaye d’avoir une planification annuelle pour pouvoir me focaliser sur la progression et non le résultat, car pour moi il est accessoire.

Comment se déroule les séances actuellement ?

On s’entraînait le samedi et le dimanche, mais depuis le confinement le week-end, on a plus qu’une séance le mercredi. En ce moment, on fait vraiment avec les moyens du bord. Mais on essaye toujours de rester sur un travail de progression. J’ai supprimé tout ce qui est tactique, donc on travaille la motricité, la technique et on réalise des séances assez ludiques.

« Quand je me lance dans un projet, j’aime m’investir à 200 % »

Quels sont les valeurs que vous prônez le plus ?

En premier lieu, je dirais le respect de tout le monde sur le terrain. Après, la notion de plaisir doit primer à cet âge-là. Je dirais aussi la solidarité, l’esprit d’équipe et l’amitié. En me prenant pour exemple, la plupart des amis que j’ai sont tous du milieu du football. L’esprit famille aussi car pour moi mes joueurs, ce sont comme mes gamins.

À l’avenir vous avez d’autres projets dans la formation ?

Je pourrais dire que j’ai des sollicitations, des contacts mais pour le moment je ne sais pas trop où je vais. Quand je me lance dans un projet, j’aime m’investir à 200 %. Donc, si c’est pour m’investir à moitié, je ne préfère pas signer dans un autre club après on verra ce que l’avenir nous réserve.

Est-ce qu’il y a un formateur qui vous a plus marqué dans votre carrière ?

Le coach qui m’a vraiment marqué, c’est Eugène Centurioni qui me coaché à l’OGC Nice. Après dans le foot azuréen actuel, je dirais Michel Cavargini et Stéphane Guigo, qui sont deux mastodontes à mon sens.

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