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Portraits

13 décembre | 14h30

Thomas Da Costa vise des sommets

Celui qui a été formé au RC Lens aux côtés de Jean-Ricner Bellegarde ou Mounir Chouiar, vient de s'engager avec la SGS Football pour reprendre le fil d'une carrière particulièrement impactée par la pandémie. Le tout avec des objectifs XXL. (Crédit photo : SGS Football)

Sainte-Geneviève Sports N2 Thomas Da Costa

« Depuis la fin de mon contrat à Bourg-en-Bresse… Avec le Covid, les confinements, etc Ça a été la catastrophe. Tout s’est fermé. Les clubs avaient des difficultés financières… Donc ils ne voulaient plus prendre de risques… ». Thomas Da Costa, 23 ans, a subi la pandémie sanitaire de plein fouet. Formé à Lens où il a notamment atteint une demi-finale de Coupe Gambardella en 2017 (avec Bellegarde, Chouiar ou Ebosse), après des passages dans « le club de sa ville » à Brie-Comte-Robert, au Mée-sur-Seine et à Fontainebleau, ce piston gauche a vu sa carrière prendre une tournure inattendue début 2019. Alors qu’il a suivi à Bourg-en-Bresse son entraîneur à Lens, Fabrice Vandeputte, devenu directeur de la formation Aindinoise, Da Costa y signe professionnel en juillet 2018, et y découvre le championnat de National (11 apparitions). Mais tout bascule ensuite. Prêté à l’US Lusitanos Saint-Maur début 2020, il voit coup sur coup la saison de National 2 s’arrêter à l’issue de la 21ème journée, puis la crise sanitaire compliquer le renouvellement de son contrat qui arrive à son terme en juin. Les galères commencent.

Et, pendant neuf mois il se retrouve sans club. « J’ai hésité. Soit, je travaillais en m’entrainant un peu à côté, soit je restais focus uniquement sur le football. Et, comme j’avais l’opportunité de me mettre au chômage par rapport à mon ancien contrat pro, je l’ai fait et je me suis vraiment concentré sur le football. Avec un préparateur physique, notamment. Je m’entraînais, je m’entraînais… Jusqu’à que ça paye. Je n’ai jamais lâché… », rembobine-t-il. Puis, une opportunité (temporaire) se présente. Ses conseillers ont des contacts en Italie, et Costa s’engage en février avec l’Olympia Agnonese (Serie D). Là-bas, il dispute tous les matches du club entre février et la fin de saison. Surtout, il retrouve le plaisir de jouer. Et il se confronte à un environnement nouveau : « Ça m’a apporté en termes de maturité, d’autonomie, j’ai aussi appris une autre langue, j’ai découvert une autre manière de travailler, un autre football, … La mentalité est différente, plus centrée sur le travail, tout le monde arrive plus tôt, repart plus tard, ils travaillent sur chaque détail, notamment tactique. On faisait parfois des séances de quarante minutes dans le vide, juste axée sur la tactique. C’est une autre manière d’apprendre. »

Une fois le pied remis à l’étrier, l’ex-Lensois décide de revenir en France pour « viser plus haut ». En août, Vandeputte (nommé entraîneur de la réserve du Stade Malherbe Caen à l’été 2018), l’appelle pour faire un test. Thomas Da Costa s’entraîne donc un mois à Caen, mais les deux parties ne trouvent pas d’accord. Pas grave, le garçon n’est pas du genre à lâcher. Des connaissances lui parlent ensuite de Sainte-Geneviève Sports, un club dans le dur en ce début de saison de National 2 mais réputé pour son jeu séduisant et suivi par de nombreux observateurs, et il tente sa chance. Bingo. Après une semaine d’entraînement, Thomas Da Costa signe. Le début du reste de sa carrière : « Ça me permet de remettre un pied à un bon niveau pour pouvoir repartir vite au-dessus… J’ai encore le temps… Et puis, j’ai déjà côtoyé au-dessus, je sais comment ça se passe, je sais ce que les coaches attendent. Maintenant, il ne faut pas regarder derrière, mais vers l’avant ! Il n’y pas de raison que ça ne marche pas. » Quid de ses objectifs à moyen terme ? « Je voudrais être en première division, dans l’un des cinq plus grands championnats d’Europe. Mais j’ai déjà des sous-objectifs à remplir à court terme, pour ne pas brûler les étapes, d’autant que je reviens de deux années compliquées. Il y a du chemin à faire et la première étape c’est de réaliser une grande saison avec Sainte-Gen’ ».

Augustin Delaporte

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