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3 février | 18h30

Akim Orinel : "Nous sommes Fréjus, nous devons faire mieux"

Si sur un plan personnel, la saison d’Akim Orinel est plutôt une réussite (7 étoiles Actufoot), au niveau collectif, l’Etoile FC réalise jusqu’ici une saison en demi-teinte. Neuvième du classement, Fréjus se doit de faire mieux. Akim Orinel ne s’en cache pas, et revient sur l’évolution de l’EFC, ainsi que la sienne. (Crédit photo : P. Lafabrie)

NATIONAL 2 N2 C ETOILE FC N2 EFC Fréjus Saint-Raphaël Akim Orinel

Akim, comment juges-tu ton début de saison ?

Statistiquement parlant, je suis assez satisfait. 7 passes décisives et 1 but, c’est bien. Les étoiles, j'avoue que je ne regarde pas trop, mais c’est tout de même bien de les avoir, cela signifie forcément qu’on a fait un bon match. Je pense avoir fait une bonne première partie de saison, mais je ne me contente pas de cela. Je dois continuer d’apporter plus à l’équipe.

Après un début de saison poussif, vous avez réalisé une belle série de 10 matches sans défaite avant de marquer un nouveau coup d’arrêt face à Aubagne avant la trêve…

Notre début de saison est catastrophique, avec trois défaites en cinq matches. Cela nous a fait mal. Ensuite, nous faisons une bonne série c’est vrai. Puis le match à Aubagne où nous sommes réduits à dix très rapidement. Nous finissons même à neuf, par la suite. Nous arrivons malgré tout à revenir à 2-1. C’était très difficile. Nous avons fait de bons matches, mais comptablement ce n’était pas suffisant. Nous avions des objectifs en début de saison. Ils commencent à devenir compliqués à atteindre, donc forcément nous sommes déçus.

Le nul face au leader, Goal FC, n’est-il quand même pas satisfaisant ? Est-ce qu’il ne vous aide pas à retrouver un peu de confiance avant d’affronter Marseille ?

De la confiance, je ne sais pas. En revanche, c’est vrai que ce point était bon à prendre. C’est toujours bien de prendre des points contre le leader. Personnellement, je n’ai pas joué le match, car j’étais blessé, mais je les ai regardés. Ils jouent très bien. Malgré tout, en tant qu’équipe du haut de tableau, nous ne pouvons pas nous contenter d’un match nul à la maison, même si c’est Goal FC. Nous sommes Fréjus, nous devons faire mieux.

Nous ne pouvons nous en prendre qu’à nous-mêmes d’avoir raté ce début de saison.

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L’objectif du début de saison étant compliqué à atteindre, pensez-vous déjà à la saison prochaine, où allez-vous jouer le coup à fond jusqu'au bout ?

Non, la saison prochaine est quand même encore loin. Nous voulons prendre le plus de points possibles sur cette phase retour. Tant que mathématiquement ce n’est pas fait, il faut y croire. Nous voulons gagner le plus de matches possibles. Vers la fin de saison, nous verrons ce qu’il y a encore à jouer ou non. Selon cela, nous commencerons à penser à la saison prochaine.

Cela fait maintenant plus de cinq ans que tu es à Fréjus, après être parti et revenu plusieurs fois. Qu’est-ce qui t'unit tant à ce club ?

Je ne sais pas, il y a quelque chose de particulier. Je suis arrivé jeune ici. J’étais à Orléans, mais j’ai vite atterri à Fréjus. J’ai grandi avec ce club, les personnes qui y ont travaillé, notamment l’ancien président, Marcel Sabbah. L’actuel également, Alexandre Barbéro. Je me suis toujours bien entendu avec tout le monde. C’est vrai que je suis toujours revenu ici, alors qu’à la base, ce n’est pas “chez moi”. Il y a quelque chose qui fait que je me sens bien ici. Je suis bien à Fréjus. Tout est bien ici, pour moi, pour ma famille. J’aurais pu partir encore d’ailleurs, mais j’ai préféré rester. Je suis très bien ici.

Justement, tu as vu le club évoluer, qu’est ce qui a changé ?

Il s’est professionnalisé. Au tout début, cela faisait vraiment très amateur, mais c’était le début donc c’était normal. La montée en National a fait du bien, d’autant que l’accession en Ligue 2 n’était pas loin. J’étais à Châteauroux à cette époque-là. Ensuite, le club est redescendu et cela a été compliqué. Malgré tout, l’objectif est de monter chaque année, même si cela est difficile. Le club est mieux structuré, notamment au niveau de l’organigramme. Tout est fait pour se donner les moyens de réussir.

Être entouré, coaché, par des personnes comme Sébastien Perez, Jean-Guy Wallemme et Julien Faubert, cela aide à progresser ?

Oui bien sûr. Nous connaissons tous leurs carrières. Cela fait du beau monde (rires). Ils nous apprennent leur vécu, au quotidien, nous progressons ainsi tous ensemble. Nous ne pouvons qu’apprendre de ces personnes-là.

Je suis bien à Fréjus. Tout est bien ici, pour moi, pour ma famille

Tu as pu jouer en Ligue 2, à Châteauroux, est-ce que tu te sers de cette expérience pour aider les jeunes de l’équipe, notamment dans l’apprentissage du championnat de N2 ?

Oui, un peu, même s’il y a quand même une grande différence. J’essaie de leur parler, leur donner des conseils, mais les jeunes grandissent vite maintenant. Ce n’est plus comme nous, avant. J’essaie de le faire quand même, car je sais qu’ils m’écoutent en tant qu’ancien. Le plus important, c’est qu’ils soient bien dans leur tête, et sur le terrain.

Quand on regarde l’effectif que vous avez en début de saison, on se dit que vous avez les moyens de jouer le haut de tableau, non ?

Oui, c’est vrai. L’effectif a été construit pour jouer le haut de tableau, clairement. C’est ce que nous ne faisons pas, et c’est difficile à comprendre. Nous avons les joueurs, le coach. Nous avons tout pour. Nous nous entraînons le matin comme les pros. Nous vivons du foot. Nous ne pouvons nous en prendre qu’à nous-mêmes d’avoir raté ce début de saison.

Tu as 35 ans, tu joues toujours au haut niveau, et en plus, tu es performant. Quel est ton secret ?

Je n’ai pas spécialement de secret. Il faut aimer se lever le matin pour aller à l’entraînement. Il faut continuer d’apprendre tous les jours, même avec les jeunes. Je donne toujours le meilleur de moi-même, toute la semaine. C’est important de garder le rythme, ainsi qu’une bonne hygiène de vie, surtout à mon âge. La vie familiale, pareille. Je suis posé, avec ma femme, mes enfants. Tout cela fait que j’arrive à continuer, et j’espère continuer encore quelques années d’ailleurs.

À l’origine, tu viens d’Arles, une dernière année là-bas, dans quelques années, pour boucler la boucle, c’est dans ta tête ou pas ?

Je ne vais pas mentir. Pour le moment, non, ce n’est pas dans ma tête. J’ai encore des contacts avec le coach Estevan. Nous en parlons, pour rigoler, mais sinon non. Je suis bien à Fréjus. Après, dans la vie on ne sait jamais. On ne sait pas ce qui peut se passer, mais sincèrement, je suis bien ici, à Fréjus.

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