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19 février | 0h00

Benoit Cordiez (OS Aire) : "Avant d'être une équipe de foot, c'est une équipe de copains"

A deux jours de son 32e de finale de Coupe de France, l'entraîneur de l'OS Aire, petit poucet de la compétition, s'est confié à Actufoot.

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Depuis fin janvier, l'OS Aire vit une formidable épopée. Tombeur de Chantilly (N3) et Amiens (N3) aux tours précédents, le club de Régional 2, petit poucet de la Coupe de France, se présente face à l'AS Beauvais Oise (N2) ce dimanche 21 février (13h30) à l'occasion des 32es de finale. A deux jours de ce rendez-vous, l'entraîneur de l'équipe artésienne (Pas-de-Calais) s'est confié à Actufoot.Depuis que vous êtes arrivé sur le banc de l’OS Aire l’été dernier, vous avez enchaîné 4 victoires en championnat, 4 en Coupe de France, et de nouveau 3 succès en Coupe sur les trois dernières semaines. On peut dire que la mayonnaise a bien pris…On peut dire ça comme ça, oui. Les joueurs ont très vite adhéré à mon discours, et l’avantage que j’ai c’est qu’il s’agit pour la plupart de clubistes. Ce sont des joueurs qui sont soit formés au club ou qui y sont depuis cinq, six ans. Et avant d’être une équipe de foot, c’est une équipe de copains. Les joueurs sont heureux de se retrouver aux entraînements, le week-end lorsque nous avons des rencontres… Dans l’ensemble c’est une très bonne atmosphère qui règne à l’OS Aire et cela se ressent sur le terrain, par le prestations que l’on produit.Comment expliquez-vous le parcours que vous êtes en train de réaliser en ce début d’année, avec notamment deux victoires face à des équipes de N3 que sont Chantilly et Amiens ?La chance que l’on a eu c’est que, sur les cinq premiers tours, on a bénéficié d’un tirage abordable. Nous avons affrontés des équipes hiérarchiquement inférieures. C’était une bonne chose mais cela pouvait aussi s’avérer être un danger. Car on sait que dans cette compétition il y a toujours des surprises. Mais on a fait preuve de beaucoup de détermination, de sérieux, de rigueur, et on a marqué beaucoup de buts (27 lors des 5 premiers tours, ndlr). On n’est pas tombé dans le piège, et à partir du moment où on a joué Chantilly au 7e tour, on a changé de statut. On est passé de favori à outsider. Donc cela enlevait une certaine pression de sortir par la petite porte. C’était à nous de créer la surprise. Et par bonheur on l’a fait, avec beaucoup d’abnégation et de sérieux. J’ai aussi rappelé à mes joueurs que la séance de tirs au but n’était pas de la loterie. C’est un geste technique qu’il faut maîtriser. Donc on a gardé notre sang froid et c’est passé.Comment vivez-vous le fait de participer à ces 32es de finale et d’être le petit poucet de la compétition ?Le fait d’être le petit poucet met forcément le club davantage en lumière. Après, ça ne change pas la façon de préparer les matches. On joue toutes les rencontres pour les gagner. On ne veut pas se faire dévorer. Donc on prépare la rencontre comme les autres, et même si autour de nous il y a plus de mouvements, notamment de la part des médias, on garde la tête sur les épaules et on reste concentré sur notre sujet. Beuvais, qui évolue en N2, est le grand favori de ce 32e de finale. Mais tout est possible. On continue à croire en nos rêves. On ne se prend pas la tête et on donnera de toute façon tout, c’est une certitude.« Ma méthode est axée sur le bien-être du footballeur et, je ne m’en cache pas, je suis un entraîneur assez souple »Benoît Cordiez, entraîneur de l'OS AireQuelles sont les forces de votre équipe ?C’est clairement la force collective. Tout le monde travaille pour tout le monde. Les gars sont heureux de jouer ensemble, et on a véritablement un groupe complet. Il n’y a pas d’individualité qui ressort de ce groupe. Chacun joue pour ses copains et au final c’est le collectif qui en bénéficie. Il y a une réelle homogénéité. Tout le monde tire dans le même sens et amène sa pierre à l’édifice.Quels sont vos principes de jeu ?Ils dépendent de l’adversaire que l’on joue. Ce ne sera pas pareil que l’on affronte une N3 ou une équipe de niveau inférieur à nous. Mais dans l’ensemble, j’aime avoir la possession, avoir le pied sur le ballon. Et aussi que mon équipe fasse le jeu, qu’elle ressorte proprement. On a marqué beaucoup de buts en début de saison, mais face à des formations de N3 ou N2, il fallait revoir ces principes. Contre Chantilly notamment, on a davantage axé notre travail sur le boulot défensif. Je voulais savoir comment on allait réagir sans le ballon, et on a été bon dans ce domaine. A nous d’être efficace dimanche. On ne laissera pas passer notre chance.Dans votre manière de gérer votre groupe, quelle est votre politique ?Déjà, compte tenu des conditions actuelles, je réalise que l’on a une chance énorme de pouvoir jouer. On aurait tendance à banaliser cela, mais on remarque qu’autour de nous la plupart des clubs sont l’arrêt depuis octobre. Donc je m’efforce de faire prendre conscience de cet aspect à mes joueurs et de leur rappeler qu’ils vivent actuellement une aventure qu’ils ne connaîtront pour certains qu’une fois dans leur vie. Les joueurs ont besoin de se retrouver dans un projet. Ma méthode est axée sur le bien-être du footballeur et, je ne m’en cache pas, je suis un entraîneur assez souple sur les retards ou ce genre de choses. Cela n’empêche pas qu’il faut tenir compte d’une notion importante : le respect. Cela doit aller dans les deux sens. Il y a une relation de confiance qu’il faut établir et maintenir. Les joueurs adhèrent à ma méthode et ils l’approuvent. On sent vraiment un gros respect du groupe vis-à-vis de notre travail. Après, cette année c’est ainsi, mais ce n’est pas dit que ce sera toujours le cas la saison prochaine.

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